
Taxe foncière à Paris en 2026 : ce que paie un propriétaire
Dans cet articleafficher
- 1Le chiffre à retenir : 20,5 %, et pourquoi il ne dit rien de votre montant
- 2Comment se calcule la taxe foncière d'un appartement parisien
- 3Pourquoi les « moyennes par arrondissement » n'existent pas
- 4Lire l'avis du vendeur avant de faire une offre
- 5Qui paie l'année de l'achat : le prorata chez le notaire
- 62023, le choc de +52 % : ce qui est voté et ce qui ne l'est pas
- 7Exonérations et dégrèvements qui concernent un acheteur parisien
- 8Intégrer la taxe foncière au budget annuel de propriétaire
- 9Questions fréquentes sur la taxe foncière à Paris
Deux appartements de 62 m² dans le même immeuble du 11e, même étage, même exposition. Le premier paie 780 € de taxe foncière, le second 1 140 €. Aucun des deux propriétaires ne sait pourquoi. L'acheteur qui visite le second n'a pas demandé l'avis d'imposition, et le vendeur ne l'a pas proposé. Il le découvrira en octobre de l'année suivante, quand le fisc lui réclamera l'année entière.
La taxe foncière est la dépense la plus prévisible de la vie d'un propriétaire parisien, et la moins anticipée au moment d'acheter. Le courtier calcule la mensualité, le notaire chiffre les frais d'acquisition, le syndic transmet les charges. Personne n'additionne. Chez Comète, nous chassons exclusivement pour des acheteurs, et la lecture de l'avis de taxe foncière du vendeur fait partie du dossier que nous montons avant l'offre, au même titre que les procès-verbaux d'assemblée générale. Ce guide vous donne le taux 2026 et ce qu'il ne dit pas, la mécanique exacte du calcul avec un exemple transparent, la raison pour laquelle les « moyennes par arrondissement » que vous lisez ailleurs n'existent pas, ce qui se joue chez le notaire l'année de l'achat, et les exonérations qui concernent réellement un acheteur parisien.
🧾 Le chiffre à retenir : 20,5 %, et pourquoi il ne dit rien de votre montant
Commençons par ce qui est voté. Le taux de taxe foncière sur les propriétés bâties de la Ville de Paris est de 20,5 %, fixé par le Conseil de Paris en 2023 et reconduit sans nouvelle hausse pour 2026, comme l'indique la page Taxes et impôts de la Ville de Paris. À ce taux communal s'ajoutent quatre taxes additionnelles que Paris ne vote pas : la taxe spéciale d'équipement de la Région (0,193 %), celle de l'établissement public foncier d'Île-de-France (0,211 %), celle de la Société du Grand Paris (0,176 %) et la taxe GEMAPI de la Métropole (0,072 %). Soit environ 0,65 point de plus, et un taux global proche de 21,2 %.
Ce qui bouge en 2026, ce n'est donc pas le taux mais la base. Chaque année, la loi de finances revalorise forfaitairement les valeurs locatives cadastrales en suivant l'inflation de novembre à novembre (article 1518 bis du Code général des impôts). Pour 2026, le coefficient est de +0,8 %, après +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024 et +1,7 % en 2025. Autrement dit : un avis 2026 parisien ressemblera à l'avis 2025, à quelques euros près.
Et pourtant, le taux ne vous apprend presque rien sur ce que vous paierez. Deux appartements identiques dans le même immeuble peuvent afficher des montants du simple au double, parce que le taux s'applique à une valeur locative cadastrale propre à chaque lot. C'est cette valeur, pas le taux, qu'un acheteur doit aller lire. Nous y venons.
📅 Le calendrier qui compte pour un acheteur
Les avis de taxe foncière 2026 sont mis en ligne fin août et début septembre, pour un paiement mi-octobre. Si vous visitez un bien à la rentrée, le vendeur a son avis sous la main : demandez-le. Si vous visitez au printemps, demandez celui de l'année précédente et ajoutez la revalorisation de l'année en cours.
🧮 Comment se calcule la taxe foncière d'un appartement parisien
La formule tient en une ligne, et elle est la même pour tous les lots de Paris. On part de la valeur locative cadastrale, le loyer théorique annuel que le fisc attribue au logement. On en retient la moitié, l'abattement forfaitaire de 50 % pour les propriétés bâties prévu par l'article 1388 du CGI, qui représente les frais de gestion, d'assurance et d'entretien du propriétaire. Cette base est multipliée par le taux global. Puis, sur la même base, s'ajoute la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, la TEOM, dont le taux parisien est de 6,21 %, inchangé depuis 2010.
Cette TEOM est la partie de l'avis que tout le monde oublie, et elle pèse lourd : à 6,21 % contre 21,2 % pour le reste, elle représente près d'un quart du total. Elle est récupérable sur un locataire, pas sur un occupant. Si vous achetez pour habiter, elle est à vous.
Plutôt qu'une moyenne, voici un calcul transparent. La Ville de Paris a communiqué en 2023 des ordres de grandeur pour un appartement « moyen » : environ 665 € pour 50 m² et 874 € pour 75 m², hors TEOM, après la hausse du taux (repris par La finance pour tous). En remontant la formule, on retrouve la valeur locative correspondante, puis on applique les revalorisations de 2024, 2025 et 2026.
| Étape du calcul | Appartement 50 m² | Appartement 75 m² |
|---|---|---|
| Valeur locative cadastrale 2023 (reconstituée) | ≈ 6 490 € | ≈ 8 530 € |
| Revalorisations 2024, 2025, 2026 (+3,9 %, +1,7 %, +0,8 %) | ≈ 6 910 € | ≈ 9 080 € |
| Base imposable (50 %) | ≈ 3 455 € | ≈ 4 540 € |
| Taxe foncière Ville (20,5 %) | ≈ 708 € | ≈ 931 € |
| Taxes additionnelles (≈ 0,65 %) | ≈ 23 € | ≈ 30 € |
| TEOM (6,21 %) | ≈ 215 € | ≈ 282 € |
| Total de l'avis 2026 | ≈ 945 € | ≈ 1 245 € |
Exemple reconstitué à partir des ordres de grandeur 2023 communiqués par la Ville de Paris et des coefficients de revalorisation nationaux. Ce n'est pas votre avis : c'est la mécanique, appliquée à un lot « moyen » qui n'existe pas.
Retenez surtout la proportion : sur un avis parisien, environ 75 % vont à la Ville, 2 à 3 % aux additionnelles et 22 à 23 % à la TEOM. Quand un vendeur vous annonce « 700 € de taxe foncière », demandez s'il parle de la ligne Ville ou du total de l'avis. La différence est de 30 %.
💡 Le raccourci qui marche
Pour estimer une taxe foncière parisienne à partir d'un avis N-1, ajoutez simplement le coefficient de l'année (0,8 % en 2026). Pour l'estimer sans avis, il n'existe aucun raccourci fiable : la valeur locative dépend du lot, pas du prix d'achat ni de la surface seule. Tout simulateur qui vous donne un montant à partir de la surface invente le chiffre.
🗺️ Pourquoi les « moyennes par arrondissement » n'existent pas
Vous trouverez sur une dizaine de sites des tableaux annonçant « 1 100 à 1 400 € dans le 20e, 2 000 à 3 500 € dans le 7e ». Aucun ne cite sa méthode, et pour cause : aucune administration ne publie de taxe foncière moyenne par arrondissement. Ces fourchettes sont construites à rebours, à partir des prix de vente, en supposant que la valeur locative suit le marché. Elle ne le suit pas.
La valeur locative cadastrale d'un logement ancien repose sur la révision générale de 1970. Depuis, elle a été actualisée par coefficients nationaux, jamais recalculée lot par lot. Un appartement haussmannien du 7e classé « catégorie 3 » en 1970 garde cette catégorie, quel que soit son prix de vente aujourd'hui. À l'inverse, un logement rénové dont les travaux ont été déclarés, ou un lot créé récemment, est évalué sur des critères plus proches de sa réalité. Résultat : dans le même immeuble, deux lots identiques divergent selon l'histoire de leur déclaration, et un vieil appartement de standing peut être moins taxé qu'un logement modeste livré il y a dix ans.
C'est aussi pourquoi le taux, identique partout dans Paris, ne crée aucun écart entre arrondissements. Les différences que vous observerez d'un avis à l'autre viennent de trois paramètres du lot : la surface pondérée retenue par le fisc, la catégorie de l'immeuble, et les éléments de confort déclarés (ascenseur, chauffage, salle de bains, etc.). Trois paramètres qui datent, pour la plupart des immeubles anciens, de plus de cinquante ans.
- →Ce qui fait varier l'avis : la valeur locative du lot, ses éléments de confort déclarés, la catégorie de l'immeuble en 1970, les travaux déclarés depuis.
- →Ce qui ne le fait pas varier : l'arrondissement en tant que tel, le prix que vous payez, la note de DPE, le fait d'habiter ou de louer.
- →Ce qui le fera varier demain : la révision des valeurs locatives des logements, reportée plusieurs fois, dont le calendrier reste à confirmer par une prochaine loi de finances.
- →Ce que ça implique pour vous : la seule façon de connaître la taxe foncière d'un bien, c'est de lire son avis. Pas de calculer, pas de comparer avec le voisin.
Ce point n'est pas un détail éditorial. Un acheteur qui budgète « 1 500 € parce que c'est le 6e » se trompe dans les deux sens, et un vendeur qui présente une taxe « normale pour le quartier » ne dit rien de vérifiable. Dans la lecture du marché parisien que nous tenons à jour, la taxe foncière est la seule dépense qui ne se déduit pas du prix au mètre carré.
🔍 Lire l'avis du vendeur avant de faire une offre
Voici ce que nous faisons, concrètement, quand un client Comète s'apprête à faire une offre. Nous demandons au vendeur ou à son agent l'avis de taxe foncière de l'année précédente, en entier, pas seulement le montant. Un avis se lit en quatre lignes, et chacune peut cacher une erreur qui vous coûtera pendant toute la durée de détention.
- →La ligne « base » : elle correspond à 50 % de la valeur locative. Multipliez-la par deux et rapportez-la à la surface : vous obtenez la valeur locative au m², comparable d'un lot à l'autre dans le même immeuble.
- →La décomposition Ville / additionnelles / TEOM : vérifiez que le total annoncé par le vendeur inclut la TEOM. Un « 700 € » qui devient 900 € à l'avis n'est pas rare.
- →Les éléments déclarés : un ascenseur installé après 1970 mais jamais déclaré, une chambre de service rattachée, une surface pondérée qui ne colle pas au mesurage du diagnostic. Ces écarts sont fréquents dans l'ancien, dans les deux sens.
- →La cohérence avec les charges : un lot évalué avec ascenseur et chauffage collectif dans un immeuble qui n'en a pas, ou l'inverse, signale une déclaration jamais mise à jour. C'est un point à recouper avec le relevé de charges de copropriété.
Si la valeur locative paraît manifestement erronée, le nouveau propriétaire pourra déposer une réclamation auprès de son centre des finances publiques jusqu'au 31 décembre de l'année qui suit celle de l'imposition. Ce n'est ni rapide ni garanti, mais c'est un droit, et mieux vaut le savoir avant d'acheter que de le découvrir sur le premier avis à son nom.
📍 Cas client : un 3 pièces dans le 15e
Bien annoncé avec « environ 900 € de taxe foncière ». L'avis, obtenu avant l'offre, affichait 1 260 € total, dont 290 € de TEOM que le vendeur, bailleur, récupérait sur son locataire et n'avait donc jamais comptés. La base faisait apparaître une surface pondérée supérieure de 9 m² au mesurage du diagnostic, héritage d'une chambre de service vendue séparément dans les années 1990 et jamais retirée de la déclaration. Le client a acheté en connaissance de cause, a intégré 1 260 € et non 900 € à son budget annuel, et a déposé sa réclamation dès le premier avis à son nom. Rien de spectaculaire : simplement un chiffre juste à la place d'un chiffre approximatif.
⚖️ Qui paie l'année de l'achat : le prorata chez le notaire
La règle fiscale est sans nuance. La taxe foncière est due pour l'année entière par le propriétaire au 1er janvier. Si vous achetez le 15 mai, le vendeur, propriétaire au 1er janvier, reçoit l'avis d'octobre et le paie intégralement. Le fisc ne vous connaît pas encore. C'est ce que rappelle la réponse officielle d'impots.gouv.fr, qui précise qu'un partage entre vendeur et acheteur relève d'un accord privé « qui ne concerne pas l'administration fiscale ».
Cet accord privé existe presque toujours. L'acte de vente contient une clause de prorata temporis : l'acheteur rembourse au vendeur, le jour de la signature, la part de taxe correspondant à la période qui court de la vente au 31 décembre. Achat le 15 mai, l'acheteur rembourse 230 jours sur 365, soit 63 % de l'avis. Le montant est calculé sur le dernier avis connu, celui de l'année précédente, puisque celui de l'année en cours n'existe pas encore en mai.
| Question | Ce que dit la loi | Ce que fait l'acte de vente |
|---|---|---|
| Qui reçoit l'avis ? | Le propriétaire au 1er janvier, donc le vendeur | Inchangé |
| Qui paie le fisc ? | Le vendeur, pour l'année entière | Inchangé |
| Qui supporte le coût ? | Rien n'est imposé | Partage au prorata des jours de propriété, réglé chez le notaire |
| Sur quelle base ? | Aucune règle | Le dernier avis connu (année précédente), parfois majoré du coefficient |
| La TEOM est-elle incluse ? | Aucune règle | Le plus souvent oui, sur le total de l'avis ; à vérifier dans la clause |
| Est-ce négociable ? | Oui, c'est un accord privé | Rarement négocié, mais rien ne l'interdit |
Source : impots.gouv.fr, FAQ « J'ai acheté / vendu un bien immobilier cette année ». La clause de prorata figure dans le compromis puis dans l'acte authentique.
Ce prorata est une somme réelle, débitée le jour de la signature en plus du prix, des frais de notaire et des éventuels remboursements de charges. Sur un avis de 1 200 € et une vente en mai, cela fait 750 € que beaucoup d'acheteurs découvrent sur le décompte du notaire. Et c'est un point de négociation légitime : dans un marché où l'acheteur a la main, demander que le vendeur conserve la taxe de l'année en cours vaut quelques centaines d'euros, comme nous l'expliquons dans notre guide de l'offre d'achat à la signature.
⚠️ Le piège du prorata calculé sur une estimation
Certains actes prévoient un prorata « sur la base de l'avis de l'année précédente majoré », d'autres un règlement « sur présentation de l'avis de l'année ». Dans le second cas, le vendeur vous recontactera en octobre pour vous réclamer votre part. Faites préciser au notaire la base retenue et le caractère définitif du règlement : un prorata soldé le jour de la signature, sur l'avis N-1, évite tout retour.
📈 2023, le choc de +52 % : ce qui est voté et ce qui ne l'est pas
Pour comprendre l'inquiétude des propriétaires parisiens, il faut revenir trois ans en arrière. Jusqu'en 2022, Paris affichait le taux de taxe foncière le plus bas des grandes villes françaises, 13,5 %, inchangé depuis 2011, quand la moyenne des grandes villes dépassait 41 %. En 2023, le Conseil de Paris l'a porté à 20,5 %, soit sept points et près de 52 % de hausse, dans une année où la base était par ailleurs revalorisée de 7,1 %. Un propriétaire de 50 m² est passé d'environ 438 € à 665 € (hors TEOM) en une seule année, selon les chiffres relayés par MoneyVox.
Depuis, le taux n'a pas bougé, et la municipalité s'est engagée à ne pas le relever à nouveau sur le mandat. Pour 2026, la seule variation vient de la revalorisation nationale de 0,8 %. Ce qui n'est pas voté, en revanche, c'est l'avenir : le mandat municipal issu des élections de mars 2026 fixera ses propres taux à partir des impositions 2027, et aucune décision publique ne permet aujourd'hui d'anticiper dans un sens ou dans l'autre. Un acheteur prudent budgète le taux actuel, et garde en tête qu'un point de taux représente environ 5 % de la ligne Ville de son avis.
| Année | Taux Ville de Paris | Revalorisation nationale des bases | Effet cumulé sur l'avis |
|---|---|---|---|
| 2022 | 13,5 % | +3,4 % | Référence |
| 2023 | 20,5 % | +7,1 % | ≈ +63 % sur la ligne Ville |
| 2024 | 20,5 % | +3,9 % | +3,9 % |
| 2025 | 20,5 % | +1,7 % | +1,7 % |
| 2026 | 20,5 % | +0,8 % | +0,8 % |
Taux : délibérations du Conseil de Paris relayées par paris.fr. Coefficients de revalorisation : lois de finances successives (article 1518 bis du CGI). La TEOM (6,21 %) est restée stable sur toute la période.
🏷️ Exonérations et dégrèvements qui concernent un acheteur parisien
La plupart des exonérations de taxe foncière visent des situations de revenus ou d'âge, pas des situations d'achat. Deux dispositifs, en revanche, changent le calcul d'un projet parisien, et l'un des deux est propre à la Ville.
Le premier est l'exonération pour rénovation thermique votée par Paris, applicable aux impositions depuis 2024 : trois ans d'exonération de la part communale pour un logement achevé avant 1989, à condition d'avoir réalisé au moins 10 000 € de travaux d'économie d'énergie l'année précédente, ou 15 000 € sur les trois dernières années, montants hors main-d'œuvre. Les conditions détaillées sont sur la FAQ de la Ville de Paris. Pour un acheteur qui vise une passoire thermique à rénover, cela représente trois avis divisés par quatre environ (la TEOM et les additionnelles restant dues), à intégrer dans le calcul du projet au même titre que les aides à la rénovation.
Le second est l'exonération de deux ans des constructions neuves prévue par l'article 1383 du CGI, que chaque commune peut supprimer ou limiter pour sa part. Elle concerne peu les acheteurs Comète, qui achètent dans l'ancien, et son application à Paris dépend des délibérations en vigueur : à vérifier au cas par cas avec le notaire pour un logement livré depuis moins de deux ans.
- →Exonération totale sur la résidence principale pour les titulaires de l'Aspa ou de l'ASI, de l'AAH sous plafond de revenus, et les propriétaires de plus de 75 ans au 1er janvier sous plafond de revenus. Automatique, sans démarche.
- →Dégrèvement de 100 € pour les propriétaires de 65 à 74 ans sous plafond de revenus, sur la résidence principale.
- →Plafonnement à 50 % des revenus pour les foyers non assujettis à l'IFI dont les ressources sont inférieures à une limite : la part de taxe qui dépasse la moitié des revenus est dégrevée sur demande.
- →Aucune de ces mesures ne porte sur la TEOM, qui reste due en totalité. Les plafonds de revenus 2026 sont publiés par l'administration en cours d'année ; les cas et conditions sont détaillés sur service-public.gouv.fr.
💶 Intégrer la taxe foncière au budget annuel de propriétaire
Au moment d'acheter, tout le monde raisonne en mensualité. C'est logique, la banque le fait aussi. Mais un propriétaire parisien paie chaque année trois lignes que le locataire ne connaissait pas : les charges de copropriété non récupérables, la taxe foncière avec sa TEOM, et l'assurance de l'immeuble ou de l'emprunt. Additionnées, elles représentent souvent l'équivalent d'un à deux mois de crédit supplémentaires par an.
Reprenons l'exemple du 75 m² « moyen » de la Ville de Paris, avec un avis 2026 reconstitué à 1 245 €. Ajoutez des charges de copropriété dans la fourchette parisienne courante pour un immeuble avec ascenseur, soit de l'ordre de 2 600 à 3 700 € par an, et vous obtenez entre 3 800 et 5 000 € de dépenses annuelles de propriétaire, hors crédit, hors travaux votés. Rapporté au mois, c'est 320 à 415 € qui s'ajoutent à la mensualité, et que le calcul de l'apport et de la capacité d'emprunt ne fait pas apparaître.
📋 La règle Comète pour un budget honnête
Avant toute offre, nous présentons au client un budget annuel de propriétaire sur trois lignes réelles : le dernier avis de taxe foncière (total, TEOM comprise, majoré du coefficient de l'année), les charges des deux derniers exercices, et les travaux votés non encore appelés. Pas d'estimation, pas de moyenne d'arrondissement : les documents du lot. C'est ce budget, et non la seule mensualité, qui fixe le prix maximum que nous recommandons.
Pour un primo-accédant, cette ligne est souvent la surprise de la première année de propriété, et notre guide du premier achat à Paris la place au même rang que les frais de notaire. Ceux-ci se paient une fois, à l'entrée, comme nous le détaillons dans notre guide des frais de notaire à Paris ; la taxe foncière, elle, revient chaque automne tant que vous détenez le bien. Sur dix ans de détention, l'exemple du 75 m² représente plus de 13 000 € au taux actuel, avant toute décision municipale.
- →Demandez l'avis, pas le montant : l'avis complet de l'année précédente, en pièce jointe, avant de formuler une offre.
- →Lisez le total, TEOM incluse : c'est ce que vous paierez si vous habitez le bien.
- →Vérifiez la base contre le mesurage : surface pondérée, éléments de confort, cohérence avec l'immeuble réel.
- →Négociez le prorata : base N-1, règlement définitif à la signature, et le cas échéant prise en charge par le vendeur.
- →Budgétez le taux actuel, pas un espoir : 20,5 % en 2026, revalorisation nationale chaque année, décision municipale inconnue à partir de 2027.
La taxe foncière n'est jamais ce qui fait ou défait un achat parisien. Mais c'est l'une des rares dépenses dont on peut connaître le montant exact avant de signer, à condition de le demander. Un chasseur immobilier qui travaille pour l'acheteur le demande systématiquement, le lit, et l'intègre au prix qu'il vous recommande de proposer. Le reste, honoraires compris, se trouve sur notre page dédiée aux honoraires au succès.
❓ Questions fréquentes sur la taxe foncière à Paris
Qui paie la taxe foncière l'année de l'achat d'un appartement ?
Le propriétaire au 1er janvier, donc le vendeur, pour l'année entière et vis-à-vis du fisc. L'acte de vente prévoit presque toujours un remboursement par l'acheteur, au prorata des jours de propriété entre la signature et le 31 décembre, réglé chez le notaire sur la base du dernier avis connu. Cet accord est privé et ne concerne pas l'administration fiscale.
Combien coûte la taxe foncière d'un appartement à Paris en 2026 ?
Il n'existe pas de montant moyen officiel, ni par arrondissement ni par surface : la taxe dépend de la valeur locative cadastrale propre à chaque lot. En reconstituant les ordres de grandeur 2023 communiqués par la Ville de Paris et les revalorisations depuis, un appartement « moyen » de 50 m² se situe autour de 945 € en 2026 TEOM comprise, et un 75 m² autour de 1 245 €. Le seul chiffre fiable est l'avis du lot que vous achetez.
Le taux de la taxe foncière augmente-t-il à Paris en 2026 ?
Non. Le taux communal reste à 20,5 %, sans nouvelle hausse votée par le Conseil de Paris. Seule la revalorisation nationale des valeurs locatives, fixée à +0,8 % par la loi de finances, fait évoluer l'avis 2026. Les taux applicables à partir de 2027 dépendront des choix de la nouvelle mandature municipale.
Comment est calculée la taxe foncière à Paris ?
On retient 50 % de la valeur locative cadastrale du lot, puis on applique le taux de la Ville (20,5 %) et les taxes additionnelles régionales et métropolitaines (environ 0,65 %). La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, 6,21 % à Paris, s'ajoute sur la même base. Le taux étant identique dans tout Paris, l'écart entre deux avis vient uniquement de la valeur locative de chaque lot.
Qu'est-ce que la TEOM sur un avis de taxe foncière parisien ?
La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, calculée au taux de 6,21 % sur la même base que la taxe foncière, inchangée à Paris depuis 2010. Elle représente près d'un quart de l'avis. Un bailleur peut la récupérer sur son locataire ; un propriétaire occupant la supporte intégralement, et les exonérations de taxe foncière ne s'y appliquent pas.
Peut-on contester une taxe foncière trop élevée ?
Oui, si la valeur locative repose sur des éléments erronés : surface pondérée, éléments de confort, catégorie de l'immeuble. La réclamation se dépose auprès du centre des finances publiques jusqu'au 31 décembre de l'année suivant celle de l'imposition. Le plus efficace reste de lire l'avis du vendeur avant l'offre et de le confronter au mesurage du diagnostic.
Existe-t-il des exonérations de taxe foncière à Paris ?
Les exonérations nationales liées à l'âge et aux revenus (plus de 75 ans, Aspa, AAH, plafonnement à 50 % des revenus) s'appliquent à Paris comme ailleurs, sur la résidence principale. La Ville de Paris a ajouté une exonération de trois ans de la part communale pour les logements d'avant 1989 ayant fait l'objet d'au moins 10 000 € de travaux d'économie d'énergie sur un an, ou 15 000 € sur trois ans.
Nous lisons l'avis avant que vous ne fassiez une offre
Chez Comète, nous chassons exclusivement pour les acheteurs, à Paris intra-muros. Taxe foncière, charges, travaux votés : nous montons le budget annuel réel du bien avant l'offre, et nous en faisons un argument de négociation.
Parler à un expert Comète
Victor Plessis
Chasseur immobilier, associé fondateur
Chasseur à Paris depuis 10 ans, plus de 150 recherches menées, uniquement côté acheteur. Victor pilote la chasse et la négociation, du premier café jusqu'aux clés.
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