Accord de principe : validez votre budget avant de chercher

Accord de principe : validez votre budget avant de chercher

Trois visites, une offre au prix, et l'agent retient l'autre acheteur : son financement était déjà cadré. À Paris, la chasse commence à la banque.
Mis à jour le 8 octobre 202620 min de lecture
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  1. 1Pourquoi une chasse démarre à la banque, pas sur les annonces
  2. 2Quatre documents, quatre niveaux d'engagement
  3. 3Ce que la banque vérifie en 2026
  4. 4Les pièces du dossier, et pourquoi les préparer avant la recherche
  5. 5Les délais réels, de l'accord de principe aux clés
  6. 6Banque ou courtier : quand passer par un intermédiaire
  7. 7Chiffrer le vrai budget à Paris, pas seulement le prix
  8. 8Quand le financement lâche après l'offre
  9. 9Ce que nous demandons au premier rendez-vous
  10. 10Questions fréquentes sur l'accord de principe et le budget

🏦 Pourquoi une chasse démarre à la banque, pas sur les annonces

C'est une scène que l'on entend souvent au premier appel. Un couple cherche un trois-pièces dans le 11e depuis le printemps. Trois visites en une semaine, un coup de cœur près de la rue de la Roquette, une offre au prix envoyée le samedi soir. Le lundi, l'agent rappelle : le vendeur a retenu l'autre offre. Même prix. La différence tenait dans la pièce jointe : un accord de principe daté du mois précédent et le numéro d'un courtier joignable le jour même.

À Paris, un agent qui a deux offres au prix ne choisit pas la plus haute. Il choisit celle qui ira jusqu'au notaire. Un financement déjà cadré, c'est une vente qui ne s'annule pas trois semaines plus tard sur un refus de prêt, et un compromis signé dans la foulée. C'est aussi, dans notre expérience, l'une des trois raisons pour lesquelles un agent montre un bien avant de le publier : un acheteur financé, une vente rapide, une relation qui dure. Environ 20 % des biens que nos clients visitent le sont ainsi en avant-première, et ce n'est pas un hasard : un dossier prêt ouvre des portes qu'une simulation en ligne n'ouvre pas. Nous avons expliqué ce que vaut vraiment ce marché dans notre article sur les biens off-market à Paris.

C'est pour cela que chez nous, une recherche commence par le budget. Il est vérifié avec votre banque ou votre courtier, puis inscrit dans le mandat de recherche. Il fixe le périmètre, les arrondissements, la surface réaliste. Sans lui, on chasse dans le vide : on visite trop haut, on fait une offre que la banque ne suivra pas, et on perd le bien face à un acheteur financé. C'est la première étape de notre façon de travailler, celle qui conditionne les 45 jours en moyenne jusqu'à l'offre acceptée.

📌 Ce que vous saurez en fin de lecture

Ce que valent une simulation, un accord de principe, une attestation de financement et une offre de prêt face à un vendeur ; ce que la banque vérifie en 2026 et pourquoi 34 % d'endettement peut être refusé ; les pièces à réunir et les délais réels ; quand passer par un courtier ; et ce qui se passe si le financement lâche après l'offre. Les règles viennent des textes et des publications officielles, citées au fil du texte.

📄 Quatre documents, quatre niveaux d'engagement

Le mot « accord » entretient une confusion. Entre la simulation faite un dimanche soir et l'offre de prêt signée, il y a quatre documents qui ne se valent pas, et un agent parisien sait les distinguer. Voici ce que chacun engage, et ce qu'il pèse au moment de l'offre.

DocumentQui l'émet, sur quoiCe qu'il engageDuréeFace au vendeur
SimulationUn site ou une banque, sur vos seules déclarationsRienLe temps que les taux bougentAucun poids
Accord de principeVotre banque, après un premier examen du dossierRien juridiquement, « sous réserve d'usage »1 à 3 mois en pratiqueRassure : la banque a vu le dossier
Attestation de financementUn courtier ou une banque, sur pièces vérifiéesUne capacité d'emprunt à une date donnéeIndiquée sur le document, à refaire si la situation ou les taux changentLe document le plus utile avant compromis
Offre de prêtLa banque, sur dossier complet et compromis signéLe prêteur, pour 30 jours au moins30 jours, acceptable après 10 joursArrive après l'offre d'achat, pas avant

La simulation repose sur ce que vous déclarez. Revenus avant ou après impôt, assurance oubliée, frais de notaire laissés de côté : trois simulateurs donnent trois chiffres. Nous avons détaillé le calcul que la banque fait réellement dans notre guide de la capacité d'emprunt à Paris. Une simulation sert à cadrer. Elle ne sert pas à faire une offre.

L'accord de principe est un avis de la banque après un premier regard sur vos revenus, votre apport et vos crédits en cours. Il porte généralement la mention « sous réserve d'usage », qui exclut toute lecture comme un contrat, et il reste valable un à trois mois, comme le rappelle le guide de Meilleurtaux. Aucune loi ne le définit : c'est une pratique bancaire. Son intérêt est ailleurs. Une banque qui l'a délivré a vu le dossier, et c'est ce que l'agent retient.

L'attestation de financement va un cran plus loin. Établie par un courtier ou une banque sur pièces vérifiées, elle certifie une capacité d'emprunt à une date donnée, avec un montant, une durée et une mensualité. C'est la pièce que l'on joint à une offre d'achat à Paris quand on veut être pris au sérieux. Elle ne vaut pas offre de prêt, mais elle dit au vendeur que quelqu'un a déjà fait le travail.

L'offre de prêt est le seul document qui engage la banque. Elle n'arrive qu'après le compromis, sur dossier complet. D'après l'article L313-34 du Code de la consommation, son envoi oblige le prêteur à maintenir ses conditions pendant trente jours au moins, et vous ne pouvez l'accepter que dix jours après l'avoir reçue. Ce délai de réflexion est incompressible : il entre dans le calendrier de tout achat.

💡 Le réflexe du chasseur

Demandez l'accord de principe ou l'attestation avant la première visite, pas après le coup de cœur. Un dossier déposé la veille d'une offre met la banque sous pression et vous aussi. Un document daté du mois dernier, joint à une offre au prix, change la lecture que l'agent fait de votre dossier avant même d'avoir appelé le vendeur.

⚖️ Ce que la banque vérifie en 2026

Les règles d'octroi n'ont pas changé en 2026. La décision D-HCSF-2021-7 du Haut Conseil de stabilité financière fixe deux plafonds cumulatifs : un taux d'effort de 35 %, assurance emprunteur comprise, et une durée de 25 ans, portée à 27 ans avec un différé dans le neuf ou pour des travaux importants. Dans son communiqué du 15 septembre 2026, le HCSF maintient ces critères et relève un taux d'effort moyen de 30,9 % sur les crédits accordés en juin 2026, pour une maturité moyenne de 22,7 ans.

Ces 35 % sont un plafond, pas un droit. Les banques prêtent en moyenne bien en dessous, et elles regardent d'autres choses que le ratio.

  • →Le reste à vivre. Ce qui reste chaque mois une fois la mensualité payée. Aucun texte ne fixe de seuil : chaque banque a le sien, et c'est l'une des raisons pour lesquelles deux établissements ne répondent pas pareil au même dossier.
  • →La stabilité des revenus. CDI hors période d'essai, ancienneté, régularité des bilans pour un indépendant. Un variable non garanti est souvent décoté, une prime exceptionnelle rarement retenue.
  • →L'apport et l'épargne qui reste après l'achat. La plupart des banques attendent que les frais d'acquisition soient couverts par vos fonds propres. Un dossier qui vide tous les comptes à la signature inquiète plus qu'un apport moindre avec une réserve. Notre guide de l'apport pour acheter à Paris détaille ce que la banque en attend.
  • →La tenue des comptes sur les trois derniers mois : pas de découvert répété, une épargne qui se constitue.
  • →Le taux d'usure. Le TAEG de votre crédit, assurance et frais compris, ne peut pas dépasser le plafond légal publié chaque trimestre par la Banque de France : 5,40 % pour les prêts de 20 ans et plus à compter du 1er octobre 2026, pour un TAEG moyen observé de 4,05 % au trimestre précédent. La marge existe, mais une assurance chère sur un profil à risque peut la consommer.

La règle a une soupape. Chaque banque peut sortir des critères pour 20 % de sa production trimestrielle, à condition d'en réserver l'essentiel à la résidence principale et aux primo-accédants. D'après le même communiqué du HCSF, cette marge est utilisée à 18,1 % au deuxième trimestre 2026, contre 16,0 % un an plus tôt. Elle va aux dossiers où le risque reste faible malgré le dépassement : hauts revenus, épargne importante, progression de carrière lisible. Ne construisez pas votre recherche dessus.

⚠️ Pourquoi 34 % peut être refusé

Un dossier à 34 % d'endettement passe le plafond HCSF et peut quand même être refusé. Reste à vivre jugé trop faible, revenus variables décotés, épargne résiduelle nulle, assurance qui fait franchir le taux d'usure : la banque ne vous doit pas un prêt parce que vous êtes sous 35 %. C'est précisément ce qu'un accord de principe permet de savoir avant de visiter, et non après avoir fait une offre.

🗂️ Les pièces du dossier, et pourquoi les préparer avant la recherche

La liste est la même pour un accord de principe et pour l'offre de prêt : seul le niveau de vérification change. La réunir prend un week-end quand on s'y met avant, et devient une course quand le compromis est signé. Voici ce que demandent les banques, d'après le guide du Crédit Agricole et ce que nous voyons passer dans les dossiers de nos clients.

  • →Identité et domicile : pièce d'identité, justificatif de domicile de moins de trois mois, livret de famille ou contrat de mariage le cas échéant.
  • →Revenus : trois derniers bulletins de salaire et contrat de travail pour un salarié ; deux ou trois derniers bilans et liasses pour un indépendant ; deux derniers avis d'imposition pour tout le monde.
  • →Comptes et crédits : trois derniers relevés de tous vos comptes, tableaux d'amortissement des crédits en cours, justificatif de solde d'un crédit que vous venez de rembourser.
  • →Apport : relevés d'épargne, attestation de donation, promesse de vente d'un bien à céder si l'apport en dépend.
  • →Le bien, plus tard : compromis ou promesse signée, diagnostics, derniers procès-verbaux d'assemblée générale pour un appartement en copropriété. Cette partie n'existe pas encore au stade de l'accord de principe, et c'est ce qui le distingue de l'offre.

Deux conseils de terrain. Rangez tout dans un seul dossier numérique, nommé proprement : l'agent, le courtier et le notaire vous le demanderont tous les trois. Et soldez un petit crédit avant de déposer le dossier si vous le pouvez : une mensualité de 300 € en moins change le capital empruntable de plusieurs dizaines de milliers d'euros, nous l'avons chiffré dans le guide de la capacité d'emprunt.

📅 Les délais réels, de l'accord de principe aux clés

Aucun texte ne fixe le délai d'un accord de principe. Les banques annoncent de quelques jours à trois semaines selon la complétude du dossier, puis deux à six semaines entre l'accord et l'offre de prêt, d'après le même guide du Crédit Agricole ; certains courtiers donnent des fourchettes plus longues. Ce qui est fixé par la loi, ce sont les délais de l'autre côté : la rétractation, l'offre et la condition suspensive. Mis bout à bout, voici le calendrier type d'un achat à Paris.

ÉtapeDélaiCe qui le fixe
Accord de principe ou attestationQuelques jours à 3 semainesPratique bancaire, dossier complet ou non
Recherche jusqu'à l'offre acceptée45 jours en moyenne avec nousLe marché, le budget, le brief
Rétractation après le compromis10 joursArt. L271-1 du Code de la construction
Condition suspensive de prêt1 mois au minimum, en général 45 à 60 jours selon service-public.gouv.frArt. L313-41 du Code de la consommation
Du dossier complet à l'offre de prêt2 à 6 semainesPratique bancaire
Acceptation de l'offrePas avant 10 jours, conditions tenues 30 joursArt. L313-34 du Code de la consommation
Du compromis à l'acte3 mois en généralNotaires de France, usage

Le délai de rétractation vient de l'article L271-1 du Code de la construction et de l'habitation : dix jours à compter du lendemain de la première présentation de la lettre qui vous notifie l'acte. Et les Notaires de France rappellent qu'il s'écoule généralement trois mois entre la promesse et le contrat définitif, le temps que les conditions se réalisent. Le détail de chaque étape, de l'offre à la signature, est dans notre guide du compromis de vente à Paris.

Lisez ce tableau de bas en haut. Un vendeur parisien qui veut signer vite accepte mal une condition suspensive à 60 jours ; il préfère l'acheteur dont le dossier bancaire est déjà instruit et qui peut tenir 45 jours. Un accord de principe obtenu avant la recherche, c'est trois semaines gagnées au moment où elles comptent.

🤝 Banque ou courtier : quand passer par un intermédiaire

Les deux fonctionnent, et beaucoup d'acheteurs parisiens font les deux. Votre banque connaît votre historique et peut délivrer un accord de principe rapidement si vos comptes y sont tenus depuis des années. Un courtier compare plusieurs établissements, connaît leurs grilles du moment et sait à qui présenter un profil atypique. D'après un sondage OpinionWay de mai 2025, réalisé pour un réseau de courtiers, 38 % des Français déclarent être passés par un courtier pour leur crédit, et 59 % en Île-de-France. Les motivations citées : un meilleur taux (69 %), la certitude de trouver un financement (44 %), le temps gagné (41 %). C'est un sondage déclaratif, pas une part de marché, mais l'ordre de grandeur dit quelque chose du marché parisien.

  • →Passez par votre banque si votre profil est simple (CDI, apport, comptes tenus) et que vous voulez un accord de principe en quelques jours pour commencer à visiter.
  • →Passez par un courtier si votre profil sort du cadre (indépendant, revenus variables, expatrié, achat à deux avec des situations différentes), si vous voulez une attestation de financement sur pièces, ou si vous n'avez pas le temps de monter trois dossiers en parallèle.
  • →Faites les deux quand le budget est serré : la banque pour l'accord rapide, le courtier pour chercher le taux et l'assurance qui font tenir le TAEG sous l'usure.

Sur les frais, la règle est claire et protectrice. L'article L519-6 du Code monétaire et financier interdit à tout intermédiaire de percevoir une somme, commission, provision ou frais de recherche, avant le versement effectif des fonds prêtés. Un courtier qui facture l'attestation ou l'accord de principe est hors la loi. Vous ne payez qu'à la signature, et seulement si le prêt se fait.

Sur les taux, prenez les chiffres du mois, pas ceux du printemps. La Banque de France relève un taux moyen de 3,30 % sur les nouveaux crédits à l'habitat en juillet 2026, après 3,27 % en juin et 3,21 % en mai. L'Observatoire Crédit Logement/CSA donne 3,31 % en août, pour une durée moyenne de 252 mois. La remontée est lente mais réelle : un budget calculé en avril avec un taux à 3,1 % n'est plus tout à fait le même en octobre, et c'est aussi pour cela qu'un accord de principe se date.

🧮 Chiffrer le vrai budget à Paris, pas seulement le prix

Le chiffre que la banque vous donne est un capital. Le chiffre que vous cherchez est un prix d'appartement. Entre les deux, il y a tout ce qui s'ajoute au prix, et qu'une simulation laisse souvent de côté. À Paris, dans l'ancien, cela pèse lourd.

PosteOrdre de grandeurPour un bien à 500 000 €
Prix du bienPrix négocié, agence incluse500 000 €
Frais d'acquisition (dits de notaire)Environ 8 % dans l'ancien à ParisEnviron 40 000 €
Honoraires de chasse, au succès2,5 % du prix, minimum 10 000 €12 500 €
Garantie du prêt et frais de dossierVariables selon la banque et la garantieÀ demander dans l'accord de principe
Premiers travaux et réserveSelon l'état du bienÀ prévoir avant, pas après

Les frais d'acquisition sont le poste le plus souvent oublié. Depuis la hausse des droits de mutation, la Chambre des notaires de Paris les situe à près de 8 % du prix dans l'ancien ; les primo-accédants qui achètent leur résidence principale échappent à la hausse. Le détail par tranche de prix est dans notre guide des frais de notaire à Paris. Nos honoraires, eux, se calculent sur le prix négocié, agence incluse, et se paient chez le notaire le jour de l'acte : rien avant. Nous visons 8 % de négociation en moyenne, ce qui donne une idée de ce que l'accompagnement rend par rapport à ce qu'il coûte ; notre guide pour négocier le prix d'un appartement à Paris explique comment on s'y prend.

Reste à traduire ce budget en mètres carrés. D'après les Notaires du Grand Paris, le prix médian d'un appartement ancien à Paris atteint 9 560 € le m² au deuxième trimestre 2026, avec un écart du simple au double entre le 19e et le 6e. Un budget de 500 000 € frais compris, c'est donc un peu moins de 50 m² au prix médian, davantage dans l'est, moins rive gauche. Pour voir ce que votre enveloppe achète dans chacun des vingt arrondissements, notre page secteurs de Paris refait le calcul sur les ventes réelles, et notre simulateur intègre les honoraires et les frais pour donner le coût complet d'une recherche.

📊 Le bon ordre

Capital empruntable plus apport, moins les frais d'acquisition, moins les honoraires, moins la réserve de travaux : ce qui reste est le prix maximal d'un bien. C'est ce chiffre, et non le capital de la banque, que nous inscrivons comme plafond dans le mandat de recherche. Il évite de visiter des appartements que vous ne pourrez pas acheter, et il rend l'offre crédible quand elle part.

⚠️ Quand le financement lâche après l'offre

C'est le scénario que tout le monde redoute et que l'on voit arriver dans les requêtes des acheteurs chaque automne : l'offre est acceptée, le compromis est signé, et la banque dit non. La loi vous protège, à une condition : avoir fait les choses dans l'ordre.

Dès que le prix est payé, même en partie, à crédit, le compromis est conclu sous condition suspensive d'obtention du prêt. L'article L313-41 du Code de la consommation fixe sa durée de validité à un mois au minimum et précise que, si le prêt n'est pas obtenu, toute somme versée d'avance est immédiatement et intégralement remboursable, sans retenue ni indemnité. Le dépôt de garantie, fixé en pratique entre 5 % et 10 % du prix selon les Notaires de France, vous revient donc en entier.

La condition a une contrepartie. Les Notaires de France rappellent que le vendeur peut contester si l'acquéreur a fait échouer la condition par sa négligence, et qu'en pratique, produire des refus de financement conformes aux conditions de la promesse, émis par des établissements de crédit, suffit à prouver la bonne foi. D'où l'importance de demander un prêt qui correspond au compromis, en montant, en durée et en taux maximal. Un acheteur qui demande 450 000 € sur 15 ans alors que le compromis prévoit 400 000 € sur 25 ans et qui essuie un refus ne peut pas s'abriter derrière la clause.

  • →Faites écrire dans le compromis le montant, la durée et le taux maximal du prêt, en cohérence avec l'accord de principe que vous avez en main.
  • →Déposez le dossier complet la semaine du compromis, pas à la fin du délai de rétractation : les deux à six semaines jusqu'à l'offre commencent à ce moment-là.
  • →Gardez les refus écrits si une banque dit non : ils sont votre preuve de bonne foi et la clé pour récupérer le dépôt.
  • →Surveillez le TAEG, assurance comprise, par rapport au taux d'usure. D'après une étude interne du courtier Cafpi sur plus de 6 000 dossiers signés au premier trimestre 2026, 14 % des dossiers étaient déjà bloqués par l'usure. C'est une source commerciale, à lire comme un ordre de grandeur, mais le mécanisme est réel sur les profils à assurance chère.

Et c'est là que la boucle se ferme. Un acheteur qui a obtenu un accord de principe avant la recherche a déjà vu la banque examiner son dossier. Un refus après le compromis reste possible, mais il est rare, et il tient presque toujours au bien lui-même (copropriété en difficulté, travaux votés, diagnostic) plus qu'à l'emprunteur. C'est aussi pour cela que nous lisons les procès-verbaux d'assemblée générale et l'état daté avant l'offre, pas après.

🎯 Ce que nous demandons au premier rendez-vous

Un premier appel avec nous dure un quart d'heure et commence toujours par la même question : qu'a dit la banque ? Pas « combien vous voulez mettre », mais ce qu'un établissement a déjà validé, et sur quelles pièces. Nous ne lançons pas une recherche sur une estimation. Voici ce que nous demandons, et pourquoi.

  • →Un budget plafond validé : une simulation faite avec votre banque, un accord de principe ou une attestation de courtier, frais compris. S'il n'existe pas encore, on vous oriente vers votre banque ou un courtier et on attend qu'il existe. C'est le point de départ de notre méthode, l'étape de cadrage.
  • →Vos critères, et surtout vos critères rédhibitoires : exposition, étage, quartiers exclus, bruit, travaux. Ils sont écrits dans le cahier des charges de cadrage, signé avec le mandat, qui devient la référence commune de la mission.
  • →Votre calendrier : vente d'un bien avant d'acheter, fin de bail, rentrée scolaire. Un crédit relais ou une date butoir change la façon de chercher et de négocier.
  • →Votre honnêteté sur le reste : crédits en cours, situation professionnelle qui bouge, achat à deux avec des apports différents. Rien de tout cela n'est un obstacle, à condition que la banque le sache avant nous.

Si le budget ne se prête pas à un accompagnement, nous le disons au premier appel : nos honoraires ont un minimum de 10 000 €, et au-dessous d'un certain niveau de prix, ils ne se justifient pas pour vous. Préférer refuser que vendre une chasse sans valeur fait partie de ce que nous sommes. Pour un premier achat, notre guide du primo-accédant à Paris détaille le parcours complet, financement compris ; et pour comprendre ce qui est écrit dans le mandat, son périmètre et sa durée de trois mois, lisez notre guide du mandat de recherche à Paris.

📝 Ce que le budget validé change pour vous, concrètement

On ne vous emmène pas visiter au-dessus de ce que la banque financera. On sait dire à un agent que votre dossier est prêt, et c'est souvent ce qui ouvre une visite avant publication. Votre offre part avec une pièce jointe que l'autre acheteur n'a pas. Et quand elle est acceptée, le compromis se signe sans attendre, avec une condition suspensive que le vendeur accepte parce qu'elle est courte.

Un budget validé n'est pas une formalité administrative avant la partie intéressante. À Paris, en 2026, c'est l'argument de l'offre. Les 45 jours en moyenne jusqu'à l'offre acceptée commencent le jour où la banque a parlé, pas le jour où vous ouvrez les annonces.

❓ Questions fréquentes sur l'accord de principe et le budget

Faut-il un accord de principe avant de visiter un appartement à Paris ?

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est ce qui fait la différence au moment de l'offre : à prix égal, un agent parisien retient l'acheteur dont le financement est déjà cadré. Chez Comète, une recherche ne démarre qu'avec un budget validé par une banque ou un courtier, inscrit dans le mandat de recherche.

Un accord de principe engage-t-il la banque ?

Non. Il est délivré « sous réserve d'usage » et n'a aucune valeur contractuelle : la banque peut refuser le prêt après l'avoir émis. Seule l'offre de prêt engage le prêteur, qui doit en maintenir les conditions trente jours au moins ; vous ne pouvez l'accepter que dix jours après l'avoir reçue, selon l'article L313-34 du Code de la consommation.

Quelle différence entre simulation, accord de principe et attestation de financement ?

La simulation repose sur vos déclarations et n'engage personne. L'accord de principe est un avis de la banque après un premier examen de votre dossier, valable un à trois mois en pratique. L'attestation de financement, souvent établie par un courtier sur pièces vérifiées, certifie une capacité d'emprunt à une date donnée. Aucun des trois ne vaut offre de prêt.

Combien de temps pour obtenir un accord de principe, puis l'offre de prêt ?

Quelques jours à trois semaines pour l'accord de principe selon la banque et la complétude du dossier, puis deux à six semaines entre le dépôt du dossier complet et l'offre de prêt. Aucun de ces délais n'est fixé par la loi, contrairement aux dix jours de réflexion sur l'offre : c'est la raison de s'y prendre avant la recherche, pas après le coup de cœur.

Que se passe-t-il si la banque refuse le prêt après le compromis ?

Le compromis est conclu sous condition suspensive d'obtention du prêt, valable un mois au minimum (article L313-41 du Code de la consommation). Sur justificatif d'un refus conforme au prêt prévu dans le compromis, vous êtes libéré et le dépôt de garantie, en pratique 5 à 10 % du prix, vous est restitué intégralement, sans retenue ni indemnité.

Pourquoi un dossier à 34 % d'endettement peut-il être refusé ?

Parce que le plafond de 35 % du HCSF, assurance comprise, est une limite et non un droit. La banque regarde aussi le reste à vivre, la stabilité des revenus, l'apport, l'épargne qui reste après l'achat et le respect du taux d'usure. En juin 2026, le taux d'effort moyen des nouveaux crédits était de 30,9 % selon le HCSF, loin du plafond.

Courtier ou banque pour valider son budget ?

Les deux fonctionnent. Votre banque connaît votre historique et répond vite sur un profil simple ; le courtier compare plusieurs établissements, sait placer un profil atypique et ne peut rien vous facturer avant le déblocage des fonds (article L519-6 du Code monétaire et financier). En Île-de-France, 59 % des emprunteurs déclarent être passés par un courtier, selon un sondage OpinionWay de 2025.

Votre budget est validé ? Parlons de la suite.

Nous chassons exclusivement pour les acheteurs, à Paris. Chaque mandat commence par un budget validé avec votre banque ou votre courtier, inscrit dans le mandat et traduit en quartiers et en surfaces réalistes. Honoraires au succès, 2,5 % du prix négocié, payés chez le notaire. Rien avant.

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C.

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